Neurosciences et psychiatrie dans le contexte idéologique et politique actuel

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Résumé :
L’auteur sans décrier l’intérêt des neurosciences conteste l’application sans preuve d’efficacité de ces neurosciences à la psychiatrie. Il développe une critique épistémologique et idéologique. L’économie capitaliste se précipite pour en tirer des conclusions qui servent ses intérêts mais qui ne correspondent en rien aux connaissances actuelles de la psychiatrie. Un usage critique des neurosciences peut être fait dans une perspective progressiste pourvu que l’idéologie ne prenne le dessus. Le marxisme reste alors une référence pour l’auteur.

Abstract :
While not denying the value of neuroscience, the author challenges its application to psychiatry without proof of efficacy. He develops an epistemological and ideological critique. Capitalist economics rushes to draw conclusions that serve its interests but bear no relation to current psychiatric knowledge. A critical use of neuroscience is possible from a progressive perspective, provided that ideology does not take precedence. Marxism thus remains a point of reference for the author.

Le cerveau est devenu un sujet dont l’intérêt déborde le domaine strictement scientifique. Les neurosciences associées aux sciences cognitives, parfois confondues avec elles, investissent le champ des sciences humaines. Certains parlent d’une véritable « Neuromania »[1]. Cette extension qui vise à naturaliser les comportements sociaux soulève des questions idéologiques et politiques que nous aborderons ici. Les neuro-scientifiques sont souvent les premiers à exprimer des critiques sur cette extension du champ d’application de leur discipline. La psychiatrie, à la frontière entre les sciences du cerveau et les sciences humaines est concernée en premier lieu car l’instrumentalisation des neurosciences est un prétexte pour remettre en cause les pratiques des professionnels de terrain. Dans ce contexte on ne peut pas non plus faire l’économie d’une analyse marxiste sur l’influence des connaissances nouvelles sur le cerveau dans les sciences de l’homme.

Critiques épistémologique et idéologique des neurosciences

Grâce aux physiciens et aux informaticiens la technologie de l’imagerie cérébrale, notamment de l’IRM fonctionnelle (IRMf)  donne des images proprement spectaculaires. L’image dont le pouvoir persuasif a bien été démontré par… les neuro-scientifiques eux-mêmes. La manipulation numérique des images et de leurs fausses couleurs renforce cet effet fortement exploité dans la vulgarisation. L’image fournit une « preuve » garante de la vérité objective. On peut faire le parallèle avec la force de conviction qui avait été conférée aux tests mentaux avec le chiffre du QI ? L’IRMf permet de renforcer la validité scientifique des hypothèses cognitivistes qui de leur coté apportent aux neurosciences un modèle de compréhension aux phénomènes cérébraux qu’elles enregistraient mais sans leur donner de sens.

Ces études qui donnent l’impression d’objectiver la vie psychique et les comportements devraient faire l’objet d’évaluations critiques et de communications prudentes, ce qui est loin d’être toujours le cas. Il arrive souvent que des résultats positifs initiaux soient publiés et relayés par la presse alors qu’ils n’ont pas été corroborés par d’autres études. Certains invalidés seront même cités en référence dans des articles scientifiques ultérieurs. La neuro-scientifique Samah KARACHI cite une étude de 1995 montrant une différence dans le traitement du langage entre le cerveau des femmes et celui des hommes. Ce résultat isolé ne sera jamais retrouvé mais sera cité 1600 fois dans les publications ultérieures[2] ! Outre l’imagerie la suspicion d’une dimension génétique renforce la crédibilité scientifique. François GONON également neuro-scientifique, directeur de recherche émérite au CNRS et qui travaille sur l’analyse critique des publications dans ce domaine évoque une étude célèbre en 2003 sur la vulnérabilité génétique à la dépression dont la réfutation ne sera que rarement signalée dans les 330 articles qui y feront ultérieurement référence[3]. Ce ne sont donc pas les pratiques scientifiques en elles-mêmes qui sont en cause mais le manque de critique qui accompagne leur communication.

Neurosciences et économie capitaliste

La neuro-économie est une expression de cette neuro-mania pour expliquer les décisions des agents économiques et leurs « biais cognitifs ». La psychologie cognitive a vu ses travaux sur ce sujet récompensés par des prix de la banque de Suède appelés par une curieuse dérision prix Nobel d’économie. Les approches cognitivo-comportementales comme les Nudges ont la prétention aujourd’hui d’orienter plus rationnellement nos comportements dans la vie sociale mais aussi de les manipuler dans un but mercantile. On parle aussi d’économie de l’attention et sous le nom de « captologie » une nouvelle « science » se propose de faire de l’attention humaine une source de profit en utilisant entre autres les médias et les réseaux sociaux. La découverte de certains circuits cérébraux et de leur neuromédiateur spécifique a permis de donner des explications causales à nos comportements les plus problématiques. Ainsi pu être popularisé le fameux circuit de la récompense qui expliquait les comportements addictifs pourtant fortement symptomatiques d’un malaise psychique et social non réductible à la biologie. Pour le « neuro-management » ce circuit de la récompense qui conditionne le plaisir humain à la recherche d’un objet de satisfaction peut aussi être mis à profit pour stimuler des « comportements positifs ».

Il en est ainsi du projet Dopamine Labs (sur le site innovations.fr) qui  met les neurosciences au service des start-up pour développer des « conditionnements opérants » afin de « favoriser la santé mentale, l’éducation et la productivité en entreprise ». D’autres cherchent ainsi à favoriser les comportements consuméristes. C’est ainsi que la société Salesbrain  the first neuromarketing company using a scientific model –based on neuroscience … propose « une approche scientifique pour prédire pourquoi et quand vos consommateurs vont acheter vos produits et solutions ».

Comme l’a pointé, François GONON les neurosciences sont aujourd’hui fortement liées au discours néolibéral[4]. Certaines études s’appuyant fallacieusement sur les neurosciences vont jusqu’à expliquer que les inégalités sociales sont inscrites dans nos cerveaux. Pour résoudre les problèmes sociaux il faudrait juste corriger les « biais cognitifs » des pauvres. Cette explication « scientifique » est conforme au dogme libéral de la responsabilité individuelle qui exclut toute réponse politique ou sociale. Pour Samah KARACHI « Les neurosciences, comme d’autres disciplines, peuvent être instrumentalisées pour biologiser les différences, justifier les inégalités sociales ou genrer les compétences professionnelles. » [5].

Neurosciences et politique de la psychiatrie

La psychiatrie de secteur défendue notamment par les psychiatres communistes prônait le maintien du lien social comme condition primordiale du soin. La prévalence de la relation humaine sur la technique médicale en était le corollaire et on ne pouvait plus se satisfaire d’une « psychiatrie sous tutelle de la neurologie » comme le disait le docteur Lucien BONNAFE. La séparation de la psychiatrie et de la neurologie intervenue dans notre pays en 1968, était donc une question éminemment politique.

Les progrès des neurosciences pourraient-ils être le prétexte pour remettre en cause la sectorisation ? On prétend par exemple lutter contre la stigmatisation des maladies mentales en faisant de la psychiatrie une spécialité « comme les autres ». Comme toute autre spécialité la psychiatrie aurait son organe : le cerveau.

C’est précisément l’objectif actuel de la promotion de « centres experts » sous l’égide de la fondation FondaMental. Cette fondation regroupe des psychiatres alliés à cette cause en lien avec des politiciens de droite vent debout contre la psychiatrie publique, associés à quelques partenaires publics et surtout à des entreprises privées. Celles-ci sont sans doute motivées par l’espoir de futurs traitements lucratifs mais aussi par le marché des données sur les patients que ces centres experts colligeraient. Dassault System qui en est partenaire a créé un entrepôt de données de santé dans ce but. La volonté d’inscrire ces centres experts soutenus par une  fondation semi-privée dans le code de la santé publique est donc extrêmement dangereuse [6].

Sur le plan de la santé publique, ces centres experts ne serviraient à rien puisqu’ils feraient des diagnostics dont tout psychiatre est capable, sans proposer de suivi à leur niveau. Ses promoteurs promettent une économie de 18 milliards d’euros pour la Sécurité sociale après le passage dans ces centres. Mais ce chiffre est basé sur une étude biaisée comme l’a démontré François GONON et ses coauteurs [7].

C’est un moyen de plus pour attaquer la psychiatrie publique déjà mal en point en détournant des moyens et en imposant un nouveau modèle biomédical de santé mentale opposé au modèle humaniste de la psychiatrie de secteur.

Mais qu’en est-il réellement de l’intérêt des neurosciences pour la clinique ?

Il est bien évident qu’on ne peut exclure intérêt incontestable de la neuro-imagerie pour les maladies neuro-dégénératives. Des recherches sur l’étiologie avancent mais même dans ce cas, il ne semble pas y avoir encore de réponses médicamenteuses à la hauteur des promesses et des prétentions des laboratoires.

En ce qui concerne la psychiatrie, il est actuellement impossible de valider un modèle biologique de l’étiologie et de la physiopathologie des maladies. Les hypothèses physiopathologiques sont du domaine de la recherche et basées sur des données d’imagerie fonctionnelle (IRMf) qui ne sont pas d’usage clinique et même si des signes sont visibles ce qui n’est pas toujours confirmé, il est bien difficile de discerner ce qui en est la cause ou la conséquence.

Madame BUZYN alors ministre de la santé constatait elle même en 2021 au congrès de la revue L’Encéphale, devant un aréopage de praticiens de la psychiatrie dite biologique, qu’il n’y avait encore ni marqueur de maladie mentale ni modèle biomédical des troubles psychiques essentiels. Quand aux traitements psychotropes aucune catégorie nouvelle n’a été découverte depuis des années et les progrès ont porté tout au plus sur les effets secondaires. Des progrès sont certainement possibles: la stimulation trans-crânienne limitera peut être un jour le problème des effets secondaires liés au métabolisme mais on n’en est pas là. Ce sont plutôt des travaux de sciences cognitives qui sont mis en avant dans les thérapies mais force est de constater qu’il n’y a pas vraiment d’applications directes des neurosciences à la clinique aujourd’hui. Pour la psychiatrie, comme pour la psycho-gériatrie, il est plus que jamais  pertinent en l’état actuel des choses d’investir avant tout dans les moyens humains des prises charge.

En pédopsychiatrie ce ne sont pas essentiellement des espoirs pharmacologiques trop hypothétiques qui motivent une offensive du discours neuro-scientifique, c’est la volonté idéologique d’imposer un modèle du développement où l’enfant serait réduit à son cerveau. C’est ainsi que les troubles du neuro-développement (TND) ont pris la place que l’on connaît actuellement.

Le cas des TND

On pourrait croire aujourd’hui que la pédopsychiatrie se réduit à deux pathologies le TDA/H ( trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité) et le TSA ( trouble du spectre de l’autisme) !! J’exagère à peine en disant que tout enfant qui a des difficultés se verra à un moment ou un autre suggérer un de ces diagnostics. Cette représentation est tellement ancrée que les parents comme les enseignants anticipent souvent ces diagnostics. Doit-on alors s’étonner de l’augmentation incroyable de la prévalence de ces pathologies, inexplicable sur le plan épidémiologique ?

Quelques décennies en arrière le concept d’hyperkinésie, ancêtre de l’hyperactivité, était expliqué par un minimal brain damage (c’est à dire une lésion tellement minimale que sa principale caractéristique est d’être invisible !). On en est encore là puisque l’hypothèse d’une anomalie neurologique dans le TDA/H n’est toujours pas confirmée même si pour certains elle doit forcément exister puisque par définition c’est un trouble du… neuro-développement ! La prescription du Methylphénidate pour ces symptômes a donné une nouvelle vie à cette conception du fait d’une certaine efficacité, bien qu’inconstante et souvent temporaire. De plus l’attention s’améliore … même en l’absence de troubles.

A défaut de médicament on voit fleurir des méthodes de prises en charge, vendues comme des « marques » dit le pédopsychiatre canadien Laurent MOTTRON. La labellisation de ces méthodes par l’HAS permet, sous forme de recommandations, d’imposer aux professionnels de santé des protocoles qui deviennent alors des références normatives pour juger de leurs « bonnes pratiques » en éludant la dimension psychique du soin. 

Au total les neurosciences n’apportent pas plus de réponses en pédopsychiatrie qu’en psychiatrie adultes. François GONON et ses collègues Xavier BRIFFAUT et Sébastien POUNNOU ont montré « les incohérences conceptuelles, scientifiques éthiques et opérationnelles » du concept de TND [8] ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’en faire la base de sa stratégie 2023-2027. Ce choix n’est pas anodin politiquement puisque des pathologies de nature différente sur le plan psychopathologique se trouvent ainsi catégorisées comme handicaps relevant essentiellement de « compensations » et non de soins.

La catégorie des TND rassemble outre l’autisme et le TDA/H, des difficultés telles que les fameuses DYS- ( dyslexie, dyspraxie, dysphasie… etc). On assiste de ce fait à une  médicalisation de l’échec scolaire [9]. Les causes sociales et psychologiques de l’échec scolaire sont alors oubliées. De plus le savoir proprement pédagogique des enseignants se trouve parallèlement délégitimé. Comme François GONON l’a fait remarquer la référence à la « neuro-éducation » a été utilisée par des ministres de l’éducation nationale de droite qui cherchaient la justification de l’échec scolaire dans les neurones et non dans les inégalités sociales[10]. Cette idéologie prend la place de celle qu’avait dans les années 60 celle des dons et que le philosophe marxiste Lucien SEVE avait dénoncée en 1964 [11].

Ces détournements politiques de la science ne doivent pas faire oublier tout l’intérêt des recherches récentes dans la compréhension du développement des bébés. Des compétences insoupçonnées chez les tout-petits sont maintenant bien établies. Les sciences cognitives rejoignent même bien des aspects que les approches psycho-dynamiques et la psychanalyse avaient mis en lumière sur les interactions précoces. Loin d’exclure le rôle de l’environnement au nom d’un innéisme biologique, la plasticité du cerveau humain bien démontrée par les neurosciences laisse une place cruciale à l’éducation. Cette dimension sociale du petit sujet humain n’est pas pour étonner les psychologues marxistes depuis WALLON et VYGOSTKI.  L’enfant est biologiquement social disait Henri WALLON.

Neurosciences et marxisme

Les savoirs sur le cerveau s’appuient sur une vision objective et rationnelle qui comme le remarquait Lucien SEVE pouvait avoir l’apparence d’une position matérialiste. Il est donc important de distinguer la science du scientisme. Scientifiques et philosophes des sciences ont beaucoup à nous apporter sur ces questions. Une critique épistémologique de la place envahissante des neurosciences peut justifier un certain « neuro scepticisme » [12].  

Qu’on ne puisse pas comprendre l’homme sans connaître son cerveau n’implique pas qu’en disséquant le cerveau on puisse trouver l’essence de l’homme, pas plus qu’on ne l’a trouvée en séquençant son génome en 2003. Ce séquençage a été un vrai progrès du point de vue de la clinique mais il ne résout en rien le problème de la nature humaine.

Il est bon de rappeler la leçon de MARX qui dans sa 6e thèse sur  FEUERBACH énonçait que l’essence de l’homme n’est pas « une abstraction inhérente à l’individu isolé » mais est dans les rapports sociaux[13]

Ce que les sciences neuro-biologiques peuvent nous apprendre c’est comment le cerveau se socialise. Les neurosciences sociales ont là leur pertinence mais ne doivent pas devenir une neuro-sociologie. Un usage critique des neurosciences peut être fait dans une perspective progressiste comme le montrent les travaux de Samah KARAKI [14]. Les recherches en sciences cognitives nous apprennent notamment la précocité des modèles sociaux chez l’enfant qui ont laissé croire par exemple à une innéité des préjugés inégalitaires ou racistes. L’accent doit donc être mis sur le poids de l’environnement social et culturel sur les enfants bien plus tôt qu’on ne le pensait. Toutefois si la science a démontré par exemple la fausseté de l’inégalité biologique des hommes et leur origine commune, fallait-il attendre ces « preuves » pour lutter contre l’esclavage et le racisme ? L’histoire a appris aux communistes à se méfier de l’instrumentalisation des sciences par le politique. Le pavlovisme a été, à sa façon, la première irruption des neurosciences dans le champ politique avec les effets délétères que l’on connaît mais aussi avec ses contradictions. L’histoire en retient-elle plus la base novatrice de l’accouchement sans douleur ou le matérialisme réducteur des réflexes conditionnés ? Par une ruse de l’histoire chère à Hegel un certain matérialisme dogmatique semble parfois trouver une nouvelle vie dans l’idéologie scientiste actuelle au service du libéralisme.

CONCLUSIONS

Le libéralisme se nourrit de l’illusion que les neurosciences et les sciences cognitives corrigeraient les biais cognitifs qui compromettent la compétitivité des agents économiques. Le fait que l’homo economicus ne soit pas rationnel a pu également devenir une aubaine pour justifier des stratégies de contrôle des comportements.

Beaucoup de neuro-scientifiques s’opposent à une instrumentalisation abusive de leur discipline, dont les progrès pour réels qu’ils soient, ne justifient pas les promesses annoncées en particulier dans le domaine de la psychiatrie ou des troubles du développement de l’enfant. La santé mentale n’est pas que l’affaire du cerveau et ne peut ni y réduire le psychisme ni éluder la dimension sociale de la pathologie.

Le positivisme réducteur qui sous tend trop souvent les explications neuro-scientifiques doit faire l’objet d’une critique dialectique dans la perspective de ce que BONNAFÉ appelait, après BACHELARD une psychanalyse de la connaissance.

Note : Je ne pense pas que ce soit significatif mais mon traitement de texte corrige automatiquement l’orthographe pour neuroscientifique , il me donne  « pseudoscientifique » !


[1] Albert MOUKHEIBER, Neuromania,  Allary éditions  2024

[2] Samah KARAKI, Le talent est une fiction,  Lattes 2023.

[3] François GONON, Le discours des neurosciences a des effets politiques, Le carnet Psy, 2025/6 p 15-16

[4] François GONON, Neurosciences un discours néolibéral ? Champ social, 2024.

[5] Samah KARAKI, L’Humanité  du 9 avril 2026.

[6] Scarlett BAIN, L’Humanité du 27 mars 2026.

[7] François GONON et al, Le plaidoyer des institutions scientifiques à but non lucratif doit être fondé sur des données probantes. Une étude de cas  SSM Santé mentale Vol7 Juin 2025 100464, et réponse à  M Leboyer  SSM Santé mentale vol 9 juin 2026 1000589.

[8] Stanislas MOREL, La médicalisation de l’échec scolaire, La Dispute 2014.

[9] Stanislas MOREL, La médicalisation de l’échec scolaire, La Dispute 2014.

[10] François GONON, Le discours des neurosciences a des effets politiques.

[11] Lucien SEVE, Les dons n’existent pas, Octobre 1964.

[12] A l’écoute des enfants autistes,  Sous la direction de Sébastien PONNOU, Champ social 2025.

[13] Karl MARX, Thèse VI sur Feuerbach, L’idéologie allemande, Éditions sociales.

[14] Samah KARAKI, L’empathie est politique, comment les normes sociales façonnent la biologie des sentiments, JC Lattes, 2024.

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Stéphane Barbas, Neurosciences et psychiatrie dans le contexte idéologique et politique actuel, Les Cahiers de santé publique et de protection sociale, N° 57 juin 2026.