Notre revue s’occupe de questions de santé et de protection sociale. Mais aujourd’hui une situation nouvelle fait irruption : la guerre. Nous ne sommes pas surpris car nous évoquons cette perspective depuis plusieurs numéros. La guerre n’est-elle pas le pire ennemi de la santé et de la protection dont les humains ont besoin. C’est une folie non pas voulue par les peuples mais par des sanguinaires qui trouvent le moyen de prendre le contrôle des États par divers moyens : l’impérialisme, l’obscurantisme, les dictatures. Ces organisations d’extrême droite arrivent à créer des situations incompréhensibles qui entraînent leurs peuples. Ces situations sans fin font que chacun a du mal à percevoir l’origine des conflits.
L’idée qu’il faut préparer la guerre pour obtenir la paix est absurde. Depuis des siècles les militaires nous rabâchent : « Si vis pacem, para bellum ». En fait la phrase exacte de Végèce (fin 4e siècle) est: « Igitur qui desiderat pacem, praeparet bellum. » (Celui qui désire la paix doit donc préparer la guerre). Cette idée a toujours préparé de nouvelles guerres. Et consommé les richesses.
Aujourd’hui ce sont les peuples du Moyen Orient qui sont les premières victimes mais le processus s’étend. Les civils comme toujours sont les premières victimes. Mais aussi les militaires qui ne sont que des civils à qui on a mis un uniforme. Des millions de déplacés, des morts, des blessés, des handicapés à vie, des orphelins. C’est toute l’humanité qui est touchée. Le droit est bafoué ; l’information enterrée ; la pollution se répand ; la nature est contaminée ; tout ce qui est fait pour aider l’humanité à grandir est mis en danger (les règles morales, l’école, les hôpitaux, la science, la protection, les institutions internationales). Et la crise énergétique et économique gagne le monde entier.
Aujourd’hui le peuple iranien subit les bombes des USA et les balles des mollahs. Les libanais sont victimes une fois de plus. Et tant d’autres peuples de la région depuis tant d’années. Face à l’impérialisme, à la dictature et aux délires militaires, c’est la défense du droit international et de la souveraineté démocratique des peuples qui est le rempart contre la guerre et l’obscurantisme. Ce sont d’ailleurs les deux piliers de la charte des Nations unies. La paix, la démocratie et le droit international sont inséparables. C’est à cela que s’attaquent les forces impérialistes et les politiques des puissances internationales ou régionales.
Il ne s’agit pas seulement de se lamenter, il faut comprendre et agir. Comprendre que la destruction du droit international fait partie de la tentative de recomposition du capitalisme et de l’impérialisme en cours. Agir pour la défense de la charte des Nations Unies. Mais aussi continuer à lutter pour le bien-être, la santé au sens le plus large, le partage des richesses.
Contrairement à ce que nous disent les médias, nous ne sommes pas seuls. Nous pouvons compter sur les exigences des peuples pour un autre ordre du monde, respectant le multilatéralisme, le droit international et leurs choix souverains. Chaque vie compte et les peuples ont droit à l’autodétermination. Nous comptons par exemple sur l’action et la mobilisation des forces de paix et de progrès, à l’image de la déclaration commune du Parti Toudeh d’Iran, du Parti communiste d’Israël et du Parti communiste des USA. Car oui, ils existent bel et bien. N’oublions pas aussi de nous appuyer sur les organisations pacifistes et progressistes comme Min-Iren au Japon dont nous publions ici un courrier. Tous portent l’espoir. Les Cahiers s’inscrivent dans cette démarche.


