NDLR : pour nos lecteurs qui ne connaitraient pas Min-Iren, ils peuvent se reporter à l’article d’Éric May, «Qu’est-ce que le mouvement Min-Iren au Japon?», Les Cahiers de santé publique et de protection sociale, N° 46 septembre 2023 qu’ils trouveront facilement dans la rubrique Éditions. L’auteur y présente la Fédération Japonaise des Institutions Médicales et Démocratiques Min-Iren. Cette Fédération gère aujourd’hui des associations. Les établissements membres comptent en juin 2023 142 hôpitaux, 479 « clinics ou centre de santé » soit un total de 1742 établissements avec les centres dentaires et les pharmacies déployés dans toutes les préfectures du pays, des établissements médicosociaux et de formation professionnelle. Fortes de leurs 90 000 salariés dont 10 000 médecins et de 3600000 membres des coopératives, les organisations sont déterminées à rester à la hauteur des attentes en faisant valoir la Constitution du Japon pour établir une protection sociale en tant que le droit pour tous. La fédération Min-Iren est à but non lucratif. Elle porte avec ses équipes des valeurs de solidarité et milite pour un système social et sanitaire qui assure l’accès à la santé et aux soins de qualité pour tous les japonais. Ses valeurs font qu’elle est proche de ce que portent les centres de santé français.
Message adressé par le Dr Tsuyoshi Masuda, Président de MIN-IREN aux Cahiers à l’occasion du la 47ème Assemblée Générale de MIN-IREN (février 2026, Morioka Shimin Bunka Hall).
Chers amis,
Je vous adresse mes meilleurs voeux pour l’année 2026, en vous souhaitant bonne santé, succès dans votre activité et plein de bonhneur dans votre vie personnelle. Je tiens à vous remercier pour votre bienveillance et votre amitié qui me sont très précieuses.
Le gouvernement tente de réduire les dépenses de la sécurité sociale au détriment de la santé de la population. 70% des hôpitaux opèrent dans le rouge, et il est de plus en plus fréquent de voir les établissements de santé faire faillite ou fermer à cause de la difficulté financière. De plus en plus d’hôpitaux et cliniques sont obligés de limiter, dû au manque de moyen, la prise en charge des urgences et des hospitalisations et certains médecins libéraux choisissent de fermer leurs cabinets et partir. Au total, plus de 1040 municipalités dans le pays sont aujourd’hui dépourvues de maternités ce qui met en danger le droit aux soins des populations locales. Si cela continue, les « friches sanitaires » vont encore s’étendre et l’accès aux soins adéquats qui est pourtant garanti par l’article 25 de la Constitution n’est plus assuré pour tous. Pour donner aux hôpitaux les moyens nécessaires pour pouvoir garantir ce droit, des mesures financières drastiques doivent être prises. Et dans notre pays, c’est l’Etat qui est respsonsable de maintenir le système d’assurance maladie universelle en bonne conditions en améliorant l’offre de soins et en protégeant les structures locales de soin dans toutes les régions du pays.
MIN-IREN va développer massivement la pétition en cours et les autres initiatives de sensibilisation pour exiger au gouvernement qu’il mette vite en oeuvre des mesures pour assurer une gestion saine et durable des structures de santé, notamment par une redistribution prioritaire de l’argent des contribuables à la santé et à l’action sociale.
Depuis sa fondation en 1953, notre organisation s’est attachée au respect de l’égalité des vies. Lors de la prochaine Assemblée Générale, nous voulons débattre et confirmer les grandes lignes du mouvement MIN-IREN pour la seconde moitié des années 2020.
Fidèles à la Constitution du Japon et au Progamme de MIN-IREN, nous sommes unis pour défendre avant tout la paix, les droits humains, la vie, la santé et les conditions de vie Nous oeuvrons pour un développement durable des communautés locales et pour la création d’une société où la vie et le soin sont respectés. Pour cela, nous sommes déterminés à agir en solidarité avec de vastes couches d’associations et de groupes et à influer sur la société japonaise. Votre message de solidarite et d’encouragement pour la 47ème Assemblée Générale a été hautement apprécié et reçu avec gratitude.


